Archive pour catégorie Architecte designer

Meinhard von Gerkan et la Berlin Hauptbanhof

La Berlin Hauptbahnhof, est littéralement la « gare principale de Berlin », en Allemagne et la plus importante d’Europe par la taille. Construite d’après les plans de l’architecte Meinhard von Gerkan, elle fut inaugurée le 26 mai 2006 après plus de onze années de travaux. Située au cœur de Berlin, au sud-est du quartier de Moabit, sur les rives de la Spree et du Humboldthafen, la gare est construite sur l’ancien site de la Lehrter Bahnhof, donnant sur l’Invalidenstraße.

Tous les trains grandes lignes traversant Berlin ou y arrivant y passent. Environ 1 200 trains3 y transitent quotidiennement, et 300 000 passagers peuvent y emprunter cinquante-quatre escaliers roulants et trente-quatre ascenseurs. Les deux tours de 46 m sont équipées de six ascenseurs panoramiques.

À noter que contrairement aux grandes gares parisiennes, qui sont toutes des gares de terminus, les gares berlinoises sont traversées par les trains qui poursuivent en général leur chemin. Contrairement aux gares parisiennes et à leurs dizaines de quais où les trains stationnent longtemps, les gares berlinoises ont en général moins de dix quais, et les trains ne s’y arrêtent donc que quelques instants.

Peu de temps après la réunification, il fut décidé de construire une gare centrale qui serait le nœud de Berlin, aussi bien pour les liaisons entre U-Bahn et S-Bahn que pour le transport ferroviaire. La liaison est-ouest serait complétée par une liaison nord-sud.

En juin 1992, le gouvernement fédéral décide que la gare centrale serait construite sur le site de la Lehrter Stadtbahnhof. L’année suivante, un appel à projet est lancé. Il est remporté par la société d’architecture de Hambourg Gerkan, Marg & Partners.

Le projet prévoit des voies sur cinq niveaux. Le plus élevé est le niveau principal qui comprend deux quais du S-Bahn sur un pont qui surplombe de dix mètres le niveau de la rue, et le plus bas comprend quatre quais, quinze mètres au-dessous du sol.

Le chantier est mené en plusieurs étapes. Le percement des tunnels du Tiergarten a commencé en 1995 pour s’achever en 2005. Il s’agit de quatre tunnels pour les trains grandes lignes et les trains régionaux et deux tunnels pour le U-Bahn, auxquels s’ajoute un tunnel routier. Pendant les travaux, le cours de la Spree a dû être détourné (1996-1998).

La construction des ponts de la S-Bahn a été engagée en 2001. Longs de 450 mètres, ils traversent la gare sur toute sa longueur mais aussi le port adjacent de Humboldthafen. Ils sont incurvés et chaque paire de voies dispose de son propre pont. C’est la première fois que des ponts de ce type sont construits et leur réalisation représente une prouesse technique.

Le hall de la gare est couvert d’un toit de verre également incurvé d’environ 85 mètres sur 120, qui a été installé en février 2002. Un système photovoltaique est intégré dans l’épaisseur du verre.

En juillet 2002, les ponts et le hall de la gare ont été mis en service et la Lehrter Stadtbahnhof fermée puis rapidement démolie pour faire place à la poursuite du chantier de construction. Le 9 septembre 2002, la gare a été rebaptisée « Berlin Hauptbahnhof – Lehrter Bahnhof ».

Le corps du bâtiment, soutenu par deux tours, offre environ 44,000 m² d’espace commercial. La construction des tours a été engagée en 2005.

La même année, la Deutsche Bahn informe que le nom officiel sera Hauptbahnhof et non plus Hauptbahnhof – Lehrter Bahnhof comme prévu au départ bien que 70 % des Berlinois se soient prononcés pour le nom Lehrter Bahnhof lors d’un sondage en 2002.

La nouvelle gare a été inaugurée le 26 mai 2006 par la chancelière Angela Merkel et le ministre des transports Wolfgang Tiefensee.

Norman Foster

Norman Foster (1er juin 1935 à Manchester), baron Foster of Thames Bank (« baron de la Berge de la Tamise »), est un architecte britannique. Émule de Buckminster Fuller, Foster est l’un des principaux représentants de l’architecture high-tech avec entre autres Richard Rogers.

Biographie

Foster quitte l’école à l’âge de 16 ans pour entrer dans la vie active, puis effectuer son service militaire dans la Royal Air Force. Il suit des cours d’architecture et d’urbanisme à l’université de Manchester, tout en travaillant pour financer ses études jusqu’à l’obtention de son diplôme en 1961. Une bourse lui est décernée, qui lui permet de se rendre aux États-Unis où il obtient l’année suivante un master’s degree en architecture à l’Université Yale. Foster se lie d’amitié avec Richard Rogers et profite de son séjour en Amérique du Nord pour visiter les œuvres de l’architecte Frank Lloyd Wright. En 1963, il fonde le cabinet « Team 4 », en compagnie de Rogers et de leurs épouses respectives, Wendy Cheesman Foster et Su Rogers. Le projet des usines Reliance, situées à Swindon, leur permet de poser les bases de l’architecture dite « High tech », qui sera par la suite la marque de fabrique de Foster et Rogers. 1967 marque la séparation de « Team 4 », Rogers travaille alors avec Renzo Piano, tandis que Foster monte avec son épouse le cabinet « Foster Associates », aujourd’hui rebaptisé « Foster + Partners ». Il élabore lui-même les plans de ce cabinet situé à Londres en 1972, puis d’un deuxième en 1981. À partir de 1968 Foster assiste l’architecte visionnaire Richard Buckminster Fuller dans ses travaux théoriques, dont le projet d’Autonomous House. Aujourd’hui, le cabinet « Foster and Partners » compte plus de 500 collaborateurs et employés, des agences à Londres, Berlin et Hong Kong, et traite plusieurs dizaines de projets importants par an. Le cabinet réalise également du mobilier signé et des projets d’aménagement et de décoration intérieure. En 2007, il participe avec Philippe Starck aux projets de Virgin Galactic, la compagnie du Virgin Group de Richard Branson spécialisée dans les vols sub-orbitaux 1. En septembre 2007, son agence dévoile les plans pour le premier spaceport touristique du monde1. D’une manière générale, Norman Foster supervise aujourd’hui les projets et guide ses équipes, mais compte tenu de son âge et de la taille de l’entreprise, il ne peut plus s’investir personnellement dans les détails de chaque bâtiment.

Il a changer le paysage de la ville de Londre avec de grand projet comme le Millenium Bridge, l’hotel de ville ou encore de noubreuses construction de la city.
Notre préféré reste le spectaculaire dôme du palais du Reichtag de Berlin.In as su modernisé le parlement Allemand pour la réunification des deux Allemagnes.

Philippe Starck

Né en 1949, Philippe Starck fonde sa première entreprise de design en 1968. Rapidement repéré, il redessine les nuits parisiennes en transformant des boîtes de nuit comme « Les Bains Douches » dans les années 70. En 1982, il est commissionné par l’Elysée pour repenser les appartements de François Mitterrand. En 1984, le Café Costes. Tout s’enchaîne : brosse à dent, chaise, presse-agrumes, maisons en kit, les catalogues de vente par correspondance amènent ses produits dans tous les foyers.

 

Si les mots-clés de sa réussite sont démocratisation et médiatisation, Starck n’a pas oublié la dimension artistique de son œuvre. Les institutions culturelles ne s’y trompent pas. En 1989, le Centre Pompidou inaugure la première exposition dédiée aux ustensiles, aux objets du quotidien, et en 2003, il consacrera une rétrospective à l’œuvre de Starck. Les musées du monde entier l’invitent. Les hôtels, les sièges d’entreprises réclament son intervention aux Etats-Unis ou encore au Japon. Starck a su tirer parti de la double orientation de son travail : l’art et l’industrie. En 2008, Starck est choisi pour dessiner la pièce de 2 euros commémorant la Présidence française de l’Union européenne.

 

Et aujourd’hui? Il se tourne vers l’écologie avec une ligne de produits alimentaires ou une éolienne destinée aux particuliers, tout en enseignant à l’Ecole nationale des Arts décoratifs de Paris pour former la relève. Le nouveau design français ? Peut-être les frères Erwan et Ronan Bouroullec, qui avaient déjà exposé dans plusieurs musées internationaux avant leur trentième année. Ou Ora Ito et Patrick Jouin, formé dans son atelier. Créations à suivre…

Vitra

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Vitra est fondée en 1950 à Weil-am-Rhein (Allemagne) par Willi Fehlbaum. L’entreprise devient bientôt suisse : le siège social est déplacé à Birsfelden près de Bâle (Suisse), tandis que le site de production reste à Weil-am-Rhein, à quelques kilomètres de là. Rolf Fehlbaum, le fils de Willi Fehlbaum, prend la direction de l’entreprise en 1976. Après l’incendie qui détruisit presque tout le site de production de Weil-am-Rhein en 1981, Rolf Fehlbaum décida d’agrandir l’entreprise en faisant reconstruire le site, mais aussi en en ouvrant de nouveaux à Neuenburg (Allemagne), Zhuhai (Chine) et Allentown (États-Unis). L’entreprise compte également de nombreuses filiales en Autriche, Belgique, Chine, République Tchèque, France, Allemagne, Inde, Japon, Mexique, Pays-Bas, Norvège, Espagne, Suède, Suisse, Angleterre et aux États-Unis.

Vitra s’appuie sur le passé pour mieux appréhender l’avenir. L’entreprise continue d’un côté à produire des meubles de designers incontournables du XXe siècle, comme Charles Eames & Ray Eames, Jean Prouvé ou Verner Panton. Mais Vitra promeut également une vision très actuelle du design en éditant les réalisations de designers tels que Philippe Starck, Jasper Morrison, Ronan & Erwan Bouroullec, Hella Jongerius ou Arik Levy. On peut préciser que dans de nombreux cas, Vitra s’est intéressé à ces artistes avant qu’ils n’acquièrent une renommée internationale, et les a donc largement fait connaître. C’est particulièrement le cas pour les frères Ronan & Erwan Bouroullec, recrutés par Vitra dès leur sortie de l’école.

Le Vitra Design Museum construit en 1989 à Weil-am-Rhein par Frank Gehry expose nombre des éditions et collections privées de l’entreprise, dont il est financièrement indépendant. Chaque exposition de design ou d’architecture est accompagné d’un catalogue d’exposition édité par le musée lui-même. Des ateliers internationaux de design et d’architecture sont régulièrement organisés avec des personnalités incontournables dans leur domaine.

Le site de Weil-am-Rhein est devenue une vitrine emblématique du design et de l’architecture car la réalisation du musée, du site de production et des autres bâtiments a été confiée à des architectes de renom comme Frank Gehry, Nicholas Grimshaw, Tadao Ando, Zaha Hadid, Alvaro Siza, Antonio Citterio et Herzog & de Meuron. Il s’agit pour la plupart de ces architectes, aujourd’hui incontournables, de l’une de leurs premières réalisations.

Eugène Viollet-le-Duc

violetEugène Emmanuel Viollet-le-Duc, né le 27 janvier 1814 à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne, est un architecte français, connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales. On lui doit aussi d’avoir posé les bases de l’architecture moderne, par ses écrits théoriques marqués par le rationalisme (Entretiens sur l’architecture, 1863), et d’avoir directement inspiré plusieurs acteurs majeurs du mouvement Art nouveau : Eugène Grasset, Hector Guimard, Victor Horta, Antoni Gaudí, Hendrik Petrus Berlage, etc.

Biographie

Né le 27 janvier 1814 à Paris, Eugène est le fils d’Emmanuel Viollet-le-Duc, conservateur des résidences royales à l’intendance générale de la liste civile. Du fait de cette fonction, toute la famille loge au Palais des Tuileries.
Ses amis d’adolescence furent les écrivains Charles-Augustin Sainte-Beuve et Prosper Mérimée.

Le 3 mai 1834, il épouse Élisabeth Tempier avec qui il aura peu de temps après un fils, qu’ils nommeront également Eugène.

Le 12 mars 1836, Eugène Viollet-le-Duc part faire un voyage de 18 mois en Italie

Parallèlement, au début des années 1830, un mouvement de restauration du patrimoine médiéval apparut en France.
Prosper Mérimée devenu inspecteur général des Monuments historiques, demanda à Viollet-le-Duc, l’architecte – il avait boudé les Beaux-Arts – de retour de son voyage d’études en Italie, de restaurer la basilique de Vézelay en 1840.
Ce travail marqua le commencement d’une longue série de restaurations, dont les plus connues sont la cité de Carcassonne, la cathédrale Notre-Dame de Paris en 1843 avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus. Viollet-le-Duc doit beaucoup à cet architecte et historien de l’architecture et des arts décoratifs du Moyen Âge dont l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville est l’oeuvre la plus achevée. Viollet-le-Duc travaillera aussi sur les châteaux de Roquetaillade et de Pierrefonds.

Quelques-unes de ses restaurations :

Édifices religieux :
Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Vézelay
Cathédrale Notre-Dame de Paris, avec Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Basilique Saint-Denis
Sainte-Chapelle (Paris), avec Félix Duban et Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Collégiale Notre-Dame de Poissy
Collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois
Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne
Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne
Basilique Saint-Sernin de Toulouse
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont
Cathédrale Notre-Dame de Lausanne
Ancienne cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix
Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil
Hôtels de ville :
Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne)
Narbonne (Aude)
Compiègne (Oise)
Châteaux :
Cité de Carcassonne (Aude)
Château de Roquetaillade (Gironde)
Château de Pierrefonds (Oise)
Château de Coucy (Aisne)
Château d’Antoing (Belgique)
Quelques-unes de ses réalisations :

Château du Tertre à Ambrières-les-Vallées (Mayenne)
Château d’Abbadie (Hendaye)
Remparts de vieille ville d’Avignon
Église Saint-Gimer de Carcassonne
Chapelle écossaise de Lausanne
Château Jacquesson à Châlons en Champagne, seule maison de ville de cet architecte.
Pendant toute sa carrière, il prendra des notes et des croquis, pas seulement des constructions sur lesquelles il travaillait, mais aussi des constructions romanes, gothiques et Renaissance qui devaient être bientôt démolies. Son étude de la période médiévale et de la Renaissance ne s’est pas limité à l’architecture : il s’intéressa aussi au mobilier, aux vêtements, aux instruments de musique, à l’armement…

Herzog & de Meuron

arenaHerzog & de Meuron est une agence d’architecture suisse, crée en 1978 par Jacques Herzog (né le 19 avril 1950 à Bâle) et Pierre de Meuron (né le 8 mai 1950 à Bâle). Tous deux ont étudié l’architecture à l’École polytechnique fédérale de Zurich et passé leur diplôme en 1975.

Le siège est à Bâle. L’agence acquiert une renommée internationale depuis la réalisation du Tate Modern, Bankside à Londres, 1995 – 2000 et la remise du Prix Pritzker en 2001 pour l’ensemble de leurs réalisations.

Active dans le monde entier, des succursales se trouvent à Londres, Munich, Barcelone, San Francisco et Tōkyō. Ses principaux associés sont Harry Gugger (né en 1956) et Christine Binswanger (née en 1964) ainsi que, depuis 2003, Robert Hösl (né en 1965) et Ascan Mergenthaler (né en 1969).

L’architecture d’Herzog & de Meuron est caractérisée par l’expérimentation et la recherche artistique tant visuelle que dans le choix des matériaux et leur mise en œuvre qui met en relation l’intérieur avec l’extérieur d’une façon concrète et poétique à la fois. Aussi, ils ont longtemps collaboré avec l’artiste Rémy Zaugg. Leurs créations sont, depuis le XXIe siècle, considérées comme des modèles et participent à la tendance actuelle de l’architecture contemporaine.

Principales réalisations [modifier]
Réputés pour leurs travaux sur les musées, MM. Herzog et de Meuron sont les auteurs notamment du Tate Modern Museum à Londres, de la Collection Goetz à Munich et travaillent actuellement sur l’agrandissement du Walker Art Center à Minneapolis (États-Unis) et du Young Museum de San Francisco. Ils collaborent également avec Rem Koolhaas, le lauréat 2000 du Prix Pritzker, sur la construction de l’hôtel Astor, un établissement de luxe à Manhattan.

En Suisse [modifier]

L’extension du Aargauer Kunsthaus de Aarau
Pharmacie de l’hôpital cantonal de BâleBâtiment de stockage pour Ricola à Laufon, 1986 – 1987
Immeuble Schwitter à Bâle, 1985 – 1988
Poste d’aiguillage de la gare à Bâle, 1994. Bâtiment habillé de lamelles de cuivre
Le Parc Saint-Jacques à Bâle, 2001 – 2002
Extension du Aargauer Kunsthaus, à Aarau, 1999 – 2003 Photos
Le Schaulager, à Münchenstein (Bâle), 2000 – 2003

À l’étranger [modifier]

Stade national de Pékin
Le stade Allianz Arena de Munich
Bibliothèque de l’école technique supérieure à EberswaldePhotostudio Frei à Weil am Rhein (près de Bâle); Allemagne, 1982
Maison de pierre à Tavole, Italie, 1982 – 1988
Bâtiment pour la collection Goetz à Munich, Allemagne 1989 – 1992
Bibliothèque de l’école technique supérieure à Eberswalde, Allemagne 1993 – 1996
Domaine viticole Dominus Yountville, Californie 1995 – 1997
Tate Modern, Bankside, Londres, Grande-Bretagne, 1995 – 2000, Photos
Magasin Prada, Tokyo, Japon, 1999 – 2003 : un immeuble trapézoïdal entièrement vitré
Immeuble 17 rue des Suisses, Paris, France 2001 Visite guidée
Laban dance centre, Deptford Creek, Londres, Grande-Bretagne, 2003
Young Museum à San Francisco, Californie 1999 – 2005
L’Allianz Arena à Munich, Allemagne 2002 – 2005 : surnommé le Schlauchboot (canot pneumatique), c’était l’un des stades de la Coupe du monde de football de 2006.
Le stade national de Beijing, pour les jeux Olympiques d’été 2008. Réalisé suite au concours d’architecture qu’ils ont remporté en 2003.

Projets en cours [modifier]
Parmi les projets en cours on peut citer une philharmonie à Hambourg : La Elbphilharmonie, qui comprendra plusieurs salles de spectacle, un hôtel et des logements sera construite sur un dépôt existant dans le port de Hambourg et apparaîtra comme une grande voile tendue en verre [1].

La société pharmacologique Roche confirme le 28 septembre 2007 la commande d’une tour qui, avec 154 mètres, sera la plus haute de Suisse. Elle sera érigée à Bâle au bord du Rhin. En forme de spirale, elle répondra aux normes sismiques et sera au standard énergétique «Minergie» [2]. Ce projet a été abandonné pour des raisons techniques le 24 novembre 2008 [3].

Le 25 septembre 2008 , les architectes dévoilent , en présence du maire de Paris , Bertrand Delanoë , le projet de gratte-ciel Triangle , premier du genre depuis la Tour Montparnasse , prévu pour 2012 sur le site du Parc des expositions de la porte de Versailles.

Prix [modifier]

Prix Pritzker [modifier]
Jacques Herzog et Pierre de Meuron sont les lauréats du Prix Pritzker en 2001. Révélant l’identité des lauréats, M. Pritzker a indiqué – lors de la remise du prix, que : « dans ce cas, le jury a estimé que ces deux architectes travaillaient de façon si complémentaire que chacun complétait les facultés et les talents de l’autre. Leur travail est le résultat d’une vraie collaboration à long terme, rendant impossible d’honorer l’un sans l’autre. »

C’est la première fois que ce prix, créé en 1979, est accordé à des architectes suisses, (il distinguera également l’architecte suisse Peter Zumthor en 2009) . La remise du prix Pritzker, doté de 100 000 dollars et d’un médaillon en bronze, a eu lieu au cours d’une cérémonie le 7 mai à Monticello, ancienne résidence du président américain Thomas Jefferson à Charlottesville (Virginie).

Georges Eugène Haussmann

Georges Eugène Haussmann (né le 27 mars 1809 à Paris, mort le 11 janvier 1891 à Paris), couramment appelé le « baron Haussmann », a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.

Enfance et carrière jusqu’au Second Empire [modifier]
Né à Paris le 27 mars 1809 au 55 rue du Faubourg-du-Roule, dans le quartier Beaujon, dans une maison qu’il n’hésita pas à faire démolir, il est le fils de Nicolas-Valentin Haussmann (1787-1876), protestant, commissaire des guerres et intendant militaire de Napoléon Ier et d’Ève-Marie-Henriette-Caroline Dentzel (fille du général et député de la Convention Dentzel, baron d’Empire) et le petit-fils de Nicolas Haussmann (1759-1847), député de l’Assemblée Législative et de la Convention, administrateur du département de la Seine-et-Oise, commissaire aux armées.

Il fait ses études au collège Henri-IV et au lycée Condorcet à Paris, puis il entame des études de droit tout en étant au conservatoire de musique de Paris.

Il se marie le 17 octobre 1838 à Bordeaux avec Octavie de Laharpe, protestante comme lui. Ils ont deux filles : Henriette, qui épouse en 1860 le banquier Camille Dollfus et Valentine, qui épouse en 1865 le vicomte Maurice Pernéty, chef de cabinet du préfet de la Seine puis, après son divorce, en 1891 Georges Rénouard.

Le 21 mai 1831, il est nommé secrétaire général de la préfecture de la Vienne à Poitiers puis sous-préfet d’Yssingeaux, le 15 juin 1832.

Il est successivement sous-préfet du Lot-et-Garonne à Nérac (le 9 octobre 1832), de l’Ariège à Saint-Girons (le 19 février 1840), de la Gironde à Blaye (le 23 novembre 1841), puis préfet du Var (le 24 janvier 1849), et enfin de l’Yonne (15 mai 1850).

Présenté à Napoléon III par Victor de Persigny, ministre de l’Intérieur, il devient préfet de la Seine le 22 juin 1853, succédant ainsi à Jean-Jacques Berger et à Rambuteau.

La transformation de Paris [modifier]
Article détaillé : Transformations de Paris sous le Second Empire.

Avenue de la Grande-ArméeAu milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu’au Moyen Âge : les rues y sont encore sombres, étroites et insalubres. Lors de son séjour en Angleterre (1846-1848), Napoléon III avait été fortement impressionné par Londres : il est vrai que la reconstruction de la capitale anglaise suite à l’incendie de 1666 avait fait de cette ville une référence en matière d’hygiène et d’urbanisme ; et l’empereur voulait faire de Paris une ville aussi prestigieuse que Londres ; ce sera le point de départ de l’action du nouveau préfet.

L’idée maîtresse des travaux est une meilleure circulation de l’air et des hommes, en adéquation avec les théories hygiénistes, héritées des « Lumières » et qui sont alors en plein essor, mais aussi en réaction à l’épidémie de choléra de 1832. Un autre objectif, moins avoué, est de maîtriser d’éventuels soulèvements populaires, en souvenir de ceux de 1830 et 1848. Cette campagne sera intitulée « Paris embellie, Paris agrandie, Paris assainie ».

Haussmann a l’obsession de la ligne droite, ce que l’on a appelé le « culte de l’axe » au XVIIe siècle. Pour cela, il est prêt à amputer des espaces structurants comme le jardin du Luxembourg mais aussi à démolir certains bâtiments comme le marché des Innocents ou l’église Saint-Benoit. Des boulevards et avenues sont percés de la place du Trône à la place de l’Étoile, de la gare de l’Est à l’Observatoire. Haussmann donne également aux Champs-Élysées leur visage d’aujourd’hui.

Dans le but d’améliorer l’hygiène, par une meilleure qualité de l’air, suivant les recommandations de son prédécesseur le préfet Rambuteau, il aménage un certain nombre de parcs et jardins : ainsi sont créés, outre de nombreux squares, le parc Montsouris ou encore le parc des Buttes-Chaumont. D’autres espaces déjà existants sont transformés et passent du statut d’espaces verts à celui de hauts lieux voués à la promenade (c’est le cas des bois de Vincennes et Boulogne).

Des règlements imposent des normes très strictes quant à la hauteur et au style architectural des édifices. L’immeuble de rapport et l’hôtel particulier s’imposent comme modèles de référence. Les immeubles se ressemblent tous : c’est l’esthétique du rationnel.

Afin de mettre en valeur les monuments nouveaux ou anciens, il met en scène de vastes perspectives sous forme d’avenues ou de vastes places. L’exemple le plus représentatif est la place de l’Étoile d’où partent douze avenues dont la plus célèbre de toutes : l’avenue des Champs-Élysées. Il souhaite aussi créer des églises, afin d’influencer la population sur les progrès de l’industrialisation. Car à cette époque l’église et l’État sont très liés.

Il crée en parallèle, avec l’ingénieur Belgrand, des circuits d’adduction d’eau et un réseau moderne d’égouts, puis lance la construction de théâtres (Théâtre de la Ville et Théâtre du Châtelet), ainsi que deux gares (Gare de Lyon et Gare de l’Est).

Des communes limitrophes de Paris, comme La Chapelle, Montmartre, Auteuil ou encore Passy, seront annexées à la capitale.

Cette transformation a un coût très élevé, puisque Napoléon III souscrit un prêt de 250 millions de francs en 1865, et un autre de 260 millions de francs en 1869.

Au total, on estime que les travaux du baron Haussmann ont modifié Paris à 60 %[réf. nécessaire]

Haussmann a su aussi propager son savoir-faire dans les différentes régions françaises sous le Second Empire et le début de la Troisième République. Les villes les plus influencées sont Rouen qui, avec sa transformation va perdre plus de 500 maisons et deux églises, mais aussi Bordeaux, Toulouse, Avignon, Toulon, Lyon et Marseille qui est l’une des villes dont la physionomie a le plus changé.

Honneurs et critiques [modifier]

Rue de Paris, temps de pluie (1877) de Gustave Caillebotte, Art Institute, ChicagoSon activité au service de la transformation de Paris lui a permis d’accéder à la fonction de sénateur en 1857, de membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1867 et de chevalier de la Légion d’honneur en 1847, puis grand-officier en 1856 et enfin grand-croix.

Son titre de baron a été contesté. Comme il l’explique dans ses Mémoires [1], il a utilisé ce titre après son élévation au Sénat en 1857, en vertu d’un décret de Napoléon Ier qui accordait ce titre à tous les sénateurs. Il aurait refusé, d’une boutade, le titre de duc proposé par Napoléon III (cf anecdotes). Le Dictionnaire du Second Empire [2], toutefois, estime qu’Haussmann a utilisé ce titre en se basant, de manière abusive, sur l’absence de descendance mâle de son grand-père maternel, Georges Frédéric baron Dentzel.

Son œuvre n’en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu’elle a entraînés ; en outre, les méthodes employées ne s’encombrent pas des principes démocratiques et les manœuvres financières sont assez douteuses : cet aspect a été particulièrement bien décrit par Émile Zola dans son roman La Curée.

Les nouvelles lois d’expropriation entraîneront plus tard de nombreuses contestations et pousseront à la faillite de nombreux petits propriétaires qui ont vu leurs biens détruits. En parallèle, les nouveaux règlements imposent des constructions d’un niveau de standing élevé. Il en résulte une forte spéculation immobilière qui exclut de facto les classes les moins aisées de la société parisienne.

Une partie de la population manifeste son mécontentement en même temps que son opposition au pouvoir en place. En 1867, le baron Haussmann est interpellé par le député Ernest Picard. Les débats houleux que le personnage suscite au sein du Parlement entraînent un contrôle plus strict des travaux, qu’il avait habilement évité jusque-là. Jules Ferry rédige la même année une brochure intitulée : « Les Comptes fantastiques d’Haussmann » [3], par allusion aux Contes fantastiques d’Hoffmann. On l’accuse, à tort, d’enrichissement personnel[réf. nécessaire].

Le Baron, qui avait un temps espéré entrer au gouvernement pour mettre en œuvre ses idées à l’échelle du territoire national, est destitué de son pouvoir par le nouveau cabinet d’Émile Ollivier le 5 janvier 1870, quelques mois avant la chute de Napoléon III. Son successeur est Léon Say, mais Belgrand et surtout Alphand conservent un rôle prépondérant et poursuivent l’œuvre d’Haussmann.

Après s’être retiré pendant quelques années à Cestas près de Bordeaux, Haussmann revient à la vie publique en devenant député de la Corse de 1877 à 1881. Il reste bonapartiste malgré le retour de la République. Il consacre la fin de sa vie à la rédaction de ses Mémoires (1890-1891), un document important pour l’histoire de l’urbanisme de Paris.

Le baron Haussmann meurt le 11 janvier 1891. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Kunio Maekawa

Tokio_Marine_&_Nichido_Fire_Insurance_Head_Office[1]Né à Niigata (nord) en 1905, Maekawa étudie l‘architecture à l’Université de Tokyo. Enthousiasmé par les idées novatrices exposées par Le Corbusier au milieu des années 1920, il part en 1928 pour Paris – ou plus précisément pour la rue de Sèvres – où il travaille pendant deux ans sous la direction de ce dernier.

Cinq ans après son retour au Japon, Maekawa crée son propre atelier d’architecture à Tokyo en 1935. Malgré la crise économique et financière, il trouve un certain nombre de clients. S’il participe à plusieurs compétitions architecturales organisées sous un régime politique de plus en plus autoritaire en pleine guerre expansionniste, c’est surtout pour défier les jurys ultraconservateurs, qui ne peuvent que réprouver ses projets. Ce ne sera donc qu’après la seconde guerre mondiale que Maekawa pourra réaliser ses chefs-d’œuvre monumentaux.

Pendant les années 1950, il se fixe pour objectif d’«enraciner l’architecture moderne authentique » dans son pays : le Siège de la Nippon Sogo Bank (1952, l’actuelle succursale de Gofukubashi de la Mitsui-Sumitomo Bank), la Bibliothèque et l’Auditorium de la préfecture de Kanagawa Site (1954), la Préfecture d’Okayama (1957), le Pavillon du Japon pour l’Exposition universelle de Bruxelles (1958, détruit). Après avoir collaboré à la réalisation du Musée national d’art occidental Tokyo Site (1959) de Le Corbusier, Maekawa traverse l’« époque brutaliste » au début des années 1960 : la Maison (de la Culture) de Kyoto Site (1960), la Maison de la Culture de Tôkyô Site (1961, située en face du Musée de Le Corbusier et dont la grande salle est surnommée « Tokyo Festival Hall »), le Centre culturel pour la jeunesse de Kanagawa (1962), la Librairie Kinokuni-ya (1964). Il reçoit le prix Auguste Perret en 1963, avant d’être élu vice-président de l’UIA Site(1965 – 1969).

La Maison de la Culture de TokyoLe Corbusier doit être devenu lui-même sceptique à l’égard de la société industrielle et de la « civilisation machiniste » réellement existantes. Son élève japonais partage le regard critique de l’ école de Francfort sur la raison instrumentale, et se préoccupe depuis le milieu des années 1960 de redonner la dimension humaine (et de donner une bonne direction) à l’architecture moderne détournée de l’intérêt public et du bien-être des citoyens : la Maison (de la Culture) de Saïtama (1966), l’Hôpital municipal d’Hirosaki (1972), le Tokio Marine & Fire Insurance Building (1974), le Musée municipal de Tokyo (1975), le Museum für Ostasiatische Kunst de Cologne Site (1976), le Musée préfectoral Kumamoto (1977), l’Auditorium de l’Université de la Musique de Kunitachi (1983), le Musée municipal de Niigata (1985), la Maison (de la Culture) d’Ishigaki (1986).

Museum für Ostasiatische Kunst, CologneChaque visiteur peut découvrir en parcourant ses dernières œuvres réalisées, surtout les musées, un système de circulation intérieure organisé autour d’une série de promenades architecturales, mais plus ou moins différent de celui de Le Corbusier. Comme l’affirme l’architecte Yuzuru Tominaga, ce système de promenade architecturale, que Maekawa semble avoir puisée dans les arts japonais y compris le jardinage ou la calligraphie [1], constitue «le point d’arrivée suprême de l’architecture moderne japonaise ».

Si Maekawa et d’autres architectes authentiquement modernes se distinguent de certains architectes convertis au post-modernisme dans les années 1980, c’est parce que, pour eux, il ne s’agit pas d’emprunter au passé un ou plusieurs styles architecturaux ou artistiques facilement identifiables. C’est précisément dans ce contexte que les experts japonais expliquent la promenade architecturale de Maekawa par le terme de hitofude-gaki, qui désigne un simple procédé pictural permettant de dynamiser la forme de chaque objet en le représentant par un enchaînement calligraphique de traits rapidement tracés… comme les coquilles ou la main ouverte dessinées par Le Corbusier !

Dans les années 1960 et 1970, Maekawa collabore avec plusieurs grands artistes japonais, dont les sculpteurs Masayuki Nagare, Ryokichi Mukaï, la calligraphe Toko Shinoda, le cinéaste Hiroshi Teshigahara, l’écrivain Kobo Abe et le compositeur Toru Takemitsu.

Après avoir soutenu le mouvement contestataire des étudiants en architecture en 1968, Maekawa en recrute l’ex-leader en 1970. Ce dernier (Isao Hashimoto) assumera à partir de 1994 la direction de l’atelier d’architecture fondé par Maekawa : Maekawa Associates, Architects & Engineers Site. En 1979, la République française le décore (officier de la Légion d’honneur). Mais il décline toute décoration proposée par l’État japonais

Jean Nouvel

Jean Nouvel (né le 12 août 1945 à Fumel, Lot-et-Garonne, France) est un architecte français contemporain de renommée internationale

Biographie [modifier]
Né dans le Lot-et-Garonne d’une famille d’enseignants, Jean Nouvel passe sa jeunesse à Sarlat. Alors qu’il souhaite être peintre, ses parents l’orientent vers les études d’architecture[1]. Il s’inscrit en architecture à l’École des beaux-arts de Bordeaux en 1964, et est admis en 1966, premier au concours d’entrée, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris dont il sort diplômé en 1972[2].

Influencé par Paul Virilio et Claude Parent, dont il est l’assistant entre 1967 à 1970[3], il fonde en 1970 sa première agence avec François Seigneur[2]. Architecte de la Biennale de Paris à partir de 1971 grâce à l’appui du critique Georges Boudaille, il fonde la Biennale d’architecture dans ce cadre en 1978.

Il fait ses premières armes dans le Périgord, réalisant une école maternelle à Trélissac et une villa à Champcevinel[1]. Après sa première réalisation marquante, la Maison Dick à Saint-André-les-Vergers en 1976, il signe le Centre médico-chirurgical du Val-Notre-Dame à Bezons (1976) et le Collège Anne-Franck à Antony (1978)[2]. Il est choisi en 1981 pour la réalisation du premier des grands travaux mitterrandien, l’Institut du monde arabe, dont la façade à moucharabiehs, terminée en 1987, le fait connaître au grand public, la même année. Il réalise ensuite l’immeuble de logements sociaux Nemausus de Nîmes, l’Opéra de Lyon qu’il coiffe d’une grande verrière en 1993, et la Fondation Cartier tout en verre en 1994.

Le Palais de la culture et des congrès de Lucerne, inauguré en 1999, lui permet d’acquérir une dimension internationale. Lui sont alors confiés la Dentsu Tower de Tokyo, l’extension du Musée Reina Sofía de Madrid, la Tour Agbar de Barcelone et le théâtre Guthrie de Minneapolis[4]. Il reste attaché à la Dordogne, où il réalise le musée gallo-romain de Périgueux, Vesunna, et l’aménagement de l’église Sainte-Marie de Sarlat en marché couvert[1]. Jacques Chirac le choisit pour bâtir le Musée du quai Branly, inauguré le 23 juin 2006.

Militant pour un renouveau de l’architecture en France, il co-fonde le mouvement « Mars 1976 », en opposition à l’héritage de la Charte d’Athènes, et participe à la création du Syndicat de l’architecture, en rupture avec l’Ordre des architectes. En 1975, il est l’un des principaux organisateurs du contre-concours international pour l’aménagement des Halles de Paris, et prend la tête de l’Association pour la mutation de l’île Seguin (Amis) en 2001 pour s’opposer à la destruction des usines Renault[5]. Ses prises de positions publiques et architecturales lui valent des critiques, comme pour le Musée du Quai Branly, et quelques échecs, comme la tour Sans Fin, prévue en 1989 à la Défense en complément de l’arche de Spreckelsen et dont l’extrémité devait disparaître dans le ciel, mais abandonnée, son projet pour le Stade de France, rejeté, ou le réaménagement des Halles en 2004, écarté[4].

Ses réalisations font la part belle au métal et au verre, jouant sur la transparence et les effets de lumière. Il travaille régulièrement pour le réaménagement des monuments anciens, comme pour l’Opéra de Lyon ou l’église de Sarlat. Pour autant, il revendique une absence de « style Nouvel », concevant chaque projet comme nouveau, toujours en dialogue avec l’environnement du bâtiment[4]. Sa carrière est récompensée par le Prix Pritzker le 30 mars 2008, Thomas Pritzker soulignant « sa poursuite courageuse de nouvelles idées et sa remise en cause des normes acceptées, afin de repousser les limites de son champ d’activité »[6], et lui reconnaissant «  la persistance, l’imagination, l’exubérance et, par-dessus tout, une insatiable envie d’expérimentation »[3].

Successivement associé à François Seigneur et Gilbert Lézénès en 1972, à Gilbert Lézènés et Pierre Soria en 1981, à Emmanuel Blamont, Jean-Marc Ibos et Myrto Vitartet en 1984, et à Emmanuel Cattani en 1989, il fonde son propre atelier en 1994[7]. A la tête d’une équipe de 140 collaborateurs[5], il dispose d’agences à Paris, aux États-Unis, en Espagne et à Abu Dhabi[4] pour la réalisation de ses derniers projets : la Life Marina à Ibiza, le Louvre Abou Dabi, l’auditorium de Copenhague, la Philharmonie de Paris, en complément de la Cité de la Musique, la tour Hines à Manhattan, et la tour végétale Suncall à Santa Monica[4].

Outre l’architecture, il s’intéresse également à la scénographie, en particulier par la rencontre de Jacques Le Marquet en 1976, participant notamment aux expositions « Les Années 50 » au Centre Pompidou en 1988, ainsi que « Le Futur du travail » et « La Mobilité » à l’Expo 2000 à Hanovre[2]. Il met en scène des spectacles de danse et se charge de la muséographie du quai Branly[5]. En design, on lui doit également celui des verres Suze, d’un service à café pour Alessi, et du flacon de parfum L’Homme d’Yves Saint Laurent. Jean Nouvel compte des célébrités parmi ses fans: en effet le célèbre couple Brad Pitt-Angelina Jolie ont baptisés leur première fille biologique Shiloh Nouvel en l’honneur de l’architecte français que Pitt apprécie particulièrement.

Prix [modifier]

Dentsu Building à Tokyo1983 : Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres ;
1983 : Médaille d’argent de l’Académie d’Architecture ;
1983 : Docteur honoris causa de l’Université de Buenos Aires ;
1987 : Chevalier de l’Ordre national du Mérite ;
1987 : Grand prix national de l’architecture, Prix Aga Khan et lauréat de l’Équerre d’argent pour l’Institut du monde arabe ;
1990 : Prix Architectural Record pour l’hôtel Saint-James ;
1993 : Honorary fellow, AIA Chicago (American Institute of Architects) ;
1995 : Honorary fellow, RIBA (Royal Institute of British Architects) ;
1997 : Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres ;
1999 : Médaille d’or de l’Académie d’architecture française ;
2000 : Lion d’or à la Biennale de Venise ;
2001 : Premio Internazionale di Architettura Francesco Borromini, edizione 2001.
2003 : Premier Prix de l’International d’Architecture par l’UNESCO (unesco.org) pour l’ensemble de son Œuvre et Mention spéciale pour le projet AN USVACUM (Ateliers Jean Nouvel) (Paris France)
2005 : Wolf Foundation Prize in Arts (Architecture)
2008 : Prix Pritzker[8]

Réalisations [modifier]

Principales réalisations [modifier]

Palais de la culture et des congrès de Lucerne
L’un des Gazomètres de Vienne

1976 : Centre médico-chirurgical du Val-Notre-Dame à Bezons, Val-d’Oise, France.
1978 : Collège Anne-Frank à Antony, Hauts-de-Seine, France.
1981-1987 : Institut du monde arabe à Paris (photos)
1983 : Théâtre municipal de Belfort, France (photos)
1985-1987 : Nemausus 1 (114 logements ) à Nîmes, France (photos)
1986-1993 : Rénovation de l’Opéra de Lyon, France (photos)
1986 : Complexe omnisports du Luzard à Noisiel
1987-1989 : Hôtel Saint-James à Bouliac, France (photo)
1988 : L’INIST à Vandœuvre-lès-Nancy, France (photos)
1988 : Onyx à Saint-Herblain, France (photo)
1990 : Centre des Congrès (Le Vinci) à Tours, France (photos)
1991 : Pôle de Lanaud près de Limoges, France (photo)
1991-1995 : Galerie Lafayette à Berlin, Allemagne (photos)
1994 : Fondation Cartier à Paris (photo)
1995 : Le centre commercial d’Euralille à Lille, France (Rem Koolhaas étant l’architecte-urbaniste pour concevoir l’ensemble du projet urbain)
1998 : Dentsu Building à Tokyo, Japon (photos: 1 & 2)
1999 : Palais de la culture et des congrès de Lucerne, Suisse (photos)
2000 : Palais de justice de Nantes, France (photos)
1998-2002 : Arteplage à Morat, Suisse pour Expo 02 (photo)
1999-2001 : Kölnturm, Cologne, Allemagne (photo)
1999-2002 : Réhabilitation des Gazomètres de Vienne, Autriche (photo)
2001 : Extension du Musée Reina Sofía à Madrid, Espagne (photos: 1 & 2)
2002 : Monolithe de l’Expo 02 à Morat, Suisse (photo)
2001 : Portes de l’Église Sainte-Marie de Sarlat, France, reconvertie en marché couvert.
2001-2003 : Tour Agbar à Barcelone, Espagne (photos: 1, 2, 3)
2003 : Musée Vesunna à Périgueux, France (photo)
2003-2008 : Salle symphonique de Copenhague, Danemark Wikipédia anglais
2004 : Ecole nationale des douanes de Tourcoing
2006 : Théâtre Guthrie (Guthrie Theater), Minneapolis, États-unis Wikipédia anglais
2006 : Musée du quai Branly (Musée des Arts premiers) à Paris
2007 : Siège social de la société Richemont, à Genève, Suisse
2008 : Les Bains des Docks (Complexe aquatique) au Havre, France

Projets en cours [modifier]
Avril 2007 : Jean Nouvel, associé à Marshall Day Acoustics Ltd, remporte le concours pour la Philharmonie de Paris, nouvelle salle de concerts, d’une capacité de 2 400 places, qui sera située près de la Cité de la Musique de la Villette à Paris et dont l’ouverture est prévue en 2012.
Fin 2007 : Odyssey 21, projet de Centre de la Mer et du Développement Durable incluant une tour culminant à 120 mètres avait été accepté mais a été reporté pour des raisons budgétaires. Le Havre, France.
2008 : Projet « Les Quais d’Arenc », conception d’une tour de bureaux de 135 mètres dans le périmètre d’Euroméditerranée à Marseille (France).
2008 : un gratte-ciel de 75 étages à New York Photo
2008 Musée Louvre Abou Dabi à Abou Dabi (Émirats arabes unis)
2008-2013 : Lauréat du projet tour Signal de la Défense (France)[9].
2008 : Théâtre de l’archipel de Perpignan
2009 : La tour Doha au Quatar,
2009 : Tour «the Green Blade» (la lame verte)[10], dans le quartier des affaires de Century City à Santa Monica Diaporama de la tour
2010 : Nouvel Hôtel de Ville de Montpellier (France).

Projets abandonnés [modifier]
1989 : La Tour sans fin à La Défense, France (projet lauréat non réalisé, photos)
2002 : projet d’un futur musée Guggenheim à Rio-de-Janeiro au Brésil (dans la lignée des musées de la fondation Guggenheim de New York, Bilbao, Berlin, Venise et Las Vegas).

Début 2006, l’entreprise Nestlé Suisse, dirigée par Nelly Wenger, présente sa nouvelle ligne d’emballage de chocolat pour les produits de la marque Cailler, dessinée par Jean Nouvel. La population suisse, habituée aux traditionnels emballages en papier, accueille très mal les nouveaux conditionnements en plastique, jugés peu écologiques et, très luxueux d’apparence, peu conformes à l’image traditionnelle attendue du produit. Le détaillant Denner crée l’événement en refusant de vendre les nouveaux chocolats et en accusant l’entreprise de les vendre plus cher qu’avant. Fin 2006, la société Nestlé annonce l’abandon des emballages Jean Nouvel.
jean

Le Corbusier

corbusierCharles-Édouard Jeanneret-Gris, né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin, plus connu sous le pseudonyme Le Corbusier est un architecte, urbaniste, décorateur, peintre et homme de lettres de nationalité suisse, naturalisé français en 1930[1].

C’est l’un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto, Theo van Doesburg.

Le Corbusier a également œuvré dans l’urbanisme et le design. Il est connu pour être l’inventeur de l’Unité d’habitation, sujet sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920[2], comme une réflexion théorique sur le logement collectif. « L’unité d’habitation de grandeur conforme » (nom donné par Le Corbusier lui-même) sera seulement construite au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé près de Nantes, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l’après-guerre. Sa pensée envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, lieux de rencontre. Cependant, les architectes qui s’inspireront de lui pour les cités modernes, vont oublier cette partie de la convivialité, dégradant son généreux projet et ouvrant la voie au pire des urbanismes « la cité de banlieue ».

Biographie [modifier]

1900-1916 Formation, premières réalisations et voyages [modifier]
En 1900, il entame une formation de graveur-ciseleur à l’école d’art de La Chaux-de-Fonds dans le Jura suisse (son père était horloger). Son professeur de dessin, Charles L’Eplattenier, le dirige vers l’architecture en 1904 et le pousse à réaliser sa première villa à l’âge de dix-sept ans.

Dès 1909, il apprend la technique du béton armé en travaillant en tant que dessinateur chez l’architecte Auguste Perret à Paris. En 1910, on le voit employé chez Peter Behrens où il rencontre Ludwig Mies Van Der Rohe et Walter Gropius.

Le Corbusier lui-même parle de son voyage d’Orient remontant à une époque où il était encore Charles-Edouard Jeanneret, voyage qu’il entame en mai 1911 : Prague, Vienne, Budapest, Istanbul, Athènes, Pise, et nombre de villes chargées d’histoire et d’œuvres d’art en Italie. Durant ce voyage, il remplit six carnets de dessins dont il se servira à de nombreuses reprises pour illustrer ses propos et ses publications.

De retour à La Chaux-de-Fonds, il y construit pour ses parents la villa Jeanneret-Perret (1912), dite Maison Blanche, et la villa Schwob, dite aussi villa Turque [3].

1917-1929 L’aventure du Purisme, puis des « villas blanches » [modifier]
Dès 1917, il ouvre un premier atelier d’architecture à Paris. Avec Amédée Ozenfant, il jette les bases en 1918 du purisme, courant artistique contemporain du cubisme mais ne le partageant pas du tout (voir ses propos acides sur le cubisme dans son livre manifeste « après le cubisme », 1918). Il définit le sens du nouveau mouvement qu’il invente dans leur revue L’Esprit Nouveau dans laquelle il produit de nombreux articles manifestes sur l’homme moderne) : « Les œuvres sont rendues lisibles par des formes simples et dépouillées, organisées en constructions ordonnées, génératrices d’harmonie. »

C’est au lancement de cette revue en 1920 qu’il utilise pour la première fois son pseudonyme « Le Corbusier », qui est une adaptation du nom de son ancêtre du côté maternel « Lecorbésier », d’origine albigeoise[4]. Il continue quand même à utiliser son nom pour signer certains de ses articles dans cette même revue.

En 1922 il s’associe avec son cousin architecte designer Pierre Jeanneret.

La décennie 1920-30 le voit réaliser un ensemble remarquable de projets de villas manifestes, construites ou non, où l’on voit se formaliser les éléments du langage architectural corbuséen[5]. On peut citer :

La Villa Ker-Ka-Ré aussi appelée Villa Besnus, à Vaucresson, livrée en 1923
L’atelier Ozenfant pour son ami peintre, à Paris, également livré en 1923
Les ateliers Lipchitz-Miestchaninoff, livrés en 1925 à Boulogne-sur-Seine
L’appartement Beistegui, construit en surélévation d’un immeuble des Champs-Élysées, à Paris, livré en 1933 et détruit depuis.
et la Villa Church, à Ville-d’Avray, terminée en 1929 également détruite.
(liste non exhaustive)

Cette série culmine avec deux réalisations remarquables :

La Villa Stein, connue aussi sous le nom de « villa les terrasses », livrée vers 1929 à Garches. Cette maison, remaniée à plusieurs reprises, fut dénaturée par une division en appartements,
La Villa Savoye, (1929, Poissy) application littérale des « cinq points d’une architecture moderne », la plus remarquable de cette période, et qui aura une influence considérable dans l’histoire de l’architecture.
Enfin, on peut compléter cette suite par la réalisation en 1925 du Pavillon de l’Esprit nouveau, à l’occasion de l’Exposition internationale des Arts décoratifs (Expositions universelles de Paris) .

Parallèlement à cette pratique du métier d’architecte, il mène une réflexion théorique sur l’urbanisme, au travers de projets éventuellement violemment polémiques comme le Plan Voisin en 1925, qui propose de ré-urbaniser Paris, en détruisant son centre (sauf les monuments historiques reconnus), et en y construisant de vastes immeubles gratte-ciel. Il organise, en 1928, le Congrès international d’architecture moderne (CIAM).

Unité d’habitation de Firminy-VertL’année 1929 le voit également présenter une ligne de mobilier dessinée avec Charlotte Perriand.

1929-1944 Logements collectifs, bâtiments publics et urbanisme [modifier]
À partir de la crise économique de 1929, Le Corbusier va concentrer sa réflexion théorique sur les problèmes de la concentration urbaine. Aménagement du front de mer d’Alger en 1930, étude d’urbanisation de Rio de Janeiro… Tous projets qui seront fortement critiqués.

En même temps il mène les réalisations, de la cité-refuge de l’Armée du Salut de 1929 Paris, le Pavillon Suisse de la Cité internationale universitaire de Paris (1930-1932) ou encore, en collaboration avec l’architecte brésilien Oscar Niemeyer le ministère de l’Éducation nationale à Rio de Janeiro (1936-1943). Il fut membre du Faisceau de Georges Valois, en 1926.

1945-1965 L’après-guerre [modifier]
De 1945 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, un immeuble d’habitation sous la forme d’un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l’aspect rugueux), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d’habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d’appliquer ses principes d’architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex distribués par des rues intérieures.

Édifiée entre 1945 et 1952, située sur le boulevard Michelet de Marseille, près du Stade Vélodrome, cet immeuble est l’une des cinq unités d’habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également à mi-hauteur de ses dix sept niveaux, des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel / restaurant, librairie, etc.). Le toit-terrasse de l’unité, libre d’accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d’athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air.

Fichier:RonchampCorbu.jpg
La Chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp est un exemple de réalisation architecturale conçue à l’aide du modulor, un système de mesure fondé sur le nombre d’or.En 1950, à 63 ans il se lance dans l’aventure de la reconstruction de la chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp en Franche-Comté, détruite par les bombardements de septembre 1944. C’était son premier projet d’un bâtiment cultuel, bien qu’il ait travaillé en 1929 sur les plans de l’église de Tremblay-lès-Gonesse : « Je n’avais rien fait de religieux, mais quand je me suis trouvé devant ces quatre horizons, je n’ai pu hésiter ». Athée, il disait avoir des ancêtres cathares (desquels il tire son pseudonyme Corbusier pouvant signifier marchand de corbeilles[6] ou encore cordonnier[7]). Il participera à l’édification de deux autres bâtiments cultuels : le couvent de Sainte-Marie de la Tourette à Éveux près de Lyon de 1957 à 1959, et l’église Saint-Pierre de Firminy à Firminy, près de Saint-Étienne dans la Loire. Jamais terminée de son vivant, c’est seulement en 2006 qu’elle sera complétée. Ce chantier tout à fait inhabituel, aura été mené par Jean Oubrerie, ancien collaborateur de l’agence Corbu.

Il va appliquer ses principes urbains et architecturaux à l’échelle d’une ville quand les autorités indiennes, dans les années 1950, lui confient le projet de la ville de Chandigarh, nouvelle capitale du Penjab. Il dessine les bâtiments du complexe administratif pour cette ville indienne (palais de Justice, palais du Capitole, Secrétariat et palais de l’Assemblée). Il y fait une synthèse entre les théories novatrices de ses débuts et l’utilisation de nouvelles formes.

En 1952, le bâtisseur d’édifices gigantesques, se fait construire à Roquebrune-Cap-Martin, un cabanon-baraque de 3,66 m x 3,66 m x 2,26 m à bardage de croûte de pin « sur un bout de rocher battu par les flots ».

Il meurt le 27 août 1965, à l’âge de 77 ans, au Cap Martin, au cours d’une baignade en Méditerranée. Il est enterré sur place.

Les théories de Le Corbusier [modifier]
« Là où naît l’ordre, naît le bien-être. » Les choix de Le Corbusier en architecture sont ceux qui définissent le purisme : simplicité des formes, organisation, rigueur. Cette vision est mêlée d’utopie, le bonheur étant l’une des clés de ses réflexions sur l’urbanisme. Son « langage » architectural s’applique aussi bien au logement économique qu’à la villa de luxe. Dès 1926, Le Corbusier définit « UNE architecture moderne  » (et non pas « l’architecture moderne ») en cinq points (ce sont les Cinq points de l’architecture moderne) :

les pilotis
le toit terrasse
le plan libre
la fenêtre-bandeau
la façade libre
En 1933, au Congrès international d’architecture moderne (CIAM) d’Athènes, il affirme : « Les matériaux de l’urbanisme sont le soleil, l’espace, les arbres, l’acier et le ciment armé, dans cet ordre et dans cette hiérarchie. »

Le docteur P. Winter lui déclare : « notre rôle et le vôtre, aujourd’hui est de restituer la nature à l’Homme, de l’y intégrer. »

En 1938 et ce jusqu’en 1965, il n’eut de cesse de s’intéresser au projet de La Sainte-Baume, qui lui servit de brainstorming toute sa vie. Le projet utopique d’alors était de réconcilier les Français et les pays autour de la France, et de relever l’âme et l’esprit et la raison des gens pour leur redonner goût et espoir après toutes ces années de guerre.

Déjà en 1938 il écrivait un livre avec comme titre : Des canons, des munitions ? Merci ! Des logis… SVP.

Son amitié avec Édouard Trouin, géomètre de père en fils depuis 5 générations, fut très prolifique.

Le Corbusier a consigné ses théories et ses recherches dans 35 ouvrages écrits entre 1912 et 1966. Ses pairs le considéraient comme un visionnaire mais un piètre bâtisseur. Le Corbusier s’en défendait : « En architecture, je ne serai jamais l’un de vos concurrents, puisque j’ai renoncé (…) à pratiquer l’architecture de manière générale et que je me suis réservé certains problèmes qui mettent en jeu exclusivement des questions de plastique. »

Centre Le Corbusier à Zurich
Le Corbusier artiste, Le Corbusier et les artistes [modifier]
En même temps que sa pratique architecturale, Le Corbusier n’a de cesse de nourrir sa réflexion par une pratique régulière des arts plastiques. On l’a vu, sa collaboration avec Amédée Ozenfant a été féconde (l’esprit nouveau, le purisme, etc).

Il pratique toute sa vie la peinture, et compte de nombreuses expositions. Son premier « voyage d’Orient » le fait passer par Vienne où il rencontre entre autres Gustav Klimt.

Il était lié d’amitié avec l’artiste breton Joseph Savina, ébéniste de formation, à qui il confiait – dans les années cinquante – la réalisation de sculptures en bois, dont il faisait le projet dessiné.

Il a beaucoup œuvré pour faire connaître son « autre » cousin Louis Soutter, qui est maintenant reconnu comme un grand artiste suisse et dont il possédait plusieurs centaines de dessins.

Il figure sur le billet de 10 francs suisses mis en circulation le 8 avril 1997, où il est représenté avec les lunettes aux grands verres ronds, cerclés de noir, qu’il portait habituellement.

L’influence de Le Corbusier [modifier]

Le plan libre [modifier]
Influencé par son stage effectué en 1909 chez Auguste Perret -célèbre précurseur de l’architecture poteau-poutre en béton armé (ossaturisme)- Le Corbusier est connu pour la technique constructive poteau/dalle dont l’archétype est la villa Savoye et dont l’élaboration théorique est passée par la « maison Dom-Ino ». Les planchers sont supportés par de fins poteaux disposés sur une trame. Ainsi les façades sont libérées de la fonction structurelle. Elles ne sont plus chargées de porter le bâtiment, comme dans la construction en maçonnerie, dite aussi période « pré-moderne ».

L’organisation intérieure poursuit l’idée : les divisions de l’espace ne sont pas soumises aux impératifs de structure du bâtiment. Les ouvertures ainsi que les parties pleines sont implantées librement et organisent la façade.

Cette nouvelle façon de concevoir la construction des bâtiments est riche de conséquences. Si Le Corbusier n’en est pas l’inventeur, il est cependant celui qui a su la formuler en termes lapidaires : « le plan libre », et en développer un vocabulaire architectural réellement nouveau.

Néo-Corbusianisme ? [modifier]
On a pu voir, une redécouverte du travail de Le Corbusier à la fin des années 1960, où son vocabulaire est repris tantôt dans le détail formel, tantôt dans ses principes fondateurs. Les « villas blanches » de Richard Meier par exemple [8], quoique construites en bois et acier, reprennent des détails de liaison poteau-poutre aux réalisations de Le Corbusier, comme si elles étaient réalisées en béton. Au-delà de cet aspect anecdotique, ces villas quoique de dimensions « américaines  » forment une sorte d’hommages aux villas corbuséennes des années trente. En France, cette redécouverte se formalisera dans les années 1970-90, où une génération d’architectes formée principalement par Enrique Ciriani a pu être qualifiée de « neo-corbuséenne »

Le Corbusier, architecte organique ? [modifier]
Cela l’aurait sans doute choqué, mais aujourd’hui, par certaines de ses réalisations, Le Corbusier est considéré comme un des précurseurs de l’architecture organique ou du moins en partie.

Au-delà de l’aspect purement fonctionnel et de la volonté d’en faire des archétypes reproductibles, Le Corbusier réalise toujours des bâtiments faisant preuve d’une sensibilité allant au-delà de la qualité technique.

Selon Édouard Trouin, peintre et ami de Le Corbusier, ce dernier professait « que pour créer, il faut être d’abord de feu, puis de glace »[9].

Principalement religieuses (Notre-Dame de Ronchamp, couvent de La Tourette, Église Saint-Pierre), ces réalisations sont plus que des « machines à habiter », et offrent au visiteur une composition plastique dont la forme, toujours basée sur un jeu mathématique (le modulor) [10] témoigne d’une approche sensible de l’architecture, faisant appel aux émotions.

Réalisations et projets [modifier]

Chronologie de ses réalisations [modifier]
Fichier:Le Corbusier car.jpg
Maquette en bois d’une voiture imaginée par Le Corbusier en 1929 (Design Museum, London)
Musée national d’art occidental de Tokyo
Stade de Firminy-Vert
Église Saint-Pierre de Firminy1905 : villas Fallet, Stotzer et Jacquemet, chemin de Pouillerel à La Chaux-de-Fonds, Suisse
1912 : Villa Favre-Jacot, 6 côte de Billodes, Le Locle, Suisse
1912 : Villa Jeanneret-Perret (dite aussi Maison Blanche), La Chaux-de-Fonds, Suisse
1916 : Villa Schwob (appelée aussi Villa Turque), La Chaux-de-Fonds, Suisse
1916 : Cinéma La Scala, 52 rue de la Serre à La Chaux-de-Fonds, Suisse
1917 : Château d’eau à Podensac (Gironde)
1917 : Prototype de maison pour une cité ouvrière, rue Raphaël-Hennion, Saint-Nicolas-d’Aliermont (Seine-Maritime)[11]
1921 : Aménagement de la villa Berque, villa de Montmorency, à Paris 16e
1922 : villa Besnus, 85 boulevard de la République à Vaucresson (Hauts-de-Seine) (transformée)
1922 : maison-atelier du peintre Amédée Ozenfant, 53 avenue Reille, à Paris 14e
1923 : Villas La Roche-Jeanneret, 8-10 square du Docteur Blanche, Paris 16e
1923 : Villa Le Lac, 21 route de Lavaux, Corseaux, Suisse
1923 : Maisons-ateliers Lipchitz et Miestchaninoff, respectivement 9 allée des Pins et 7 rue des Arts à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)
1923 : Villa Ternisien, 5 allée des Pins, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), détruite
1924 : Lotissement de Lège, route de Porge, Lège-Cap-Ferret (Gironde)
1924 : Maison du Tonkin, rue Jean-Descas, Bordeaux (Gironde), détruite
1925 : Les habitations de la Cité Frugès à Pessac (Gironde)
1925 : Pavillon de l’Esprit Nouveau à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes (Paris)
1926 : Maison Cook, 6 rue Denfert-Rochereau à Boulogne-Billancourt
1926 : Maison Guiette, populierenlaan 32, à Anvers (Belgique)
1926 : Armée du Salut, Palais du Peuple, 29, rue des Cordelières 13e arrondissement de Paris[12]
1926 : Villa Stein appelée aussi « Les Terrasses », 15, rue du Professeur Pauchet à Vaucresson (Hauts-de-Seine)[13]
1927 : Maison Planeix, 26 boulevard Masséna, 13e arrondissement de Paris : une mise en œuvre des théories de Le Corbusier sur l’unité d’habitation calculée sur les mesures du corps humain.
1929 – 1931 : Villa Savoye, Poissy (Yvelines)
1930 : Pavillon Suisse (construction sur pilotis dans l’esprit des Cités radieuses) Cité internationale universitaire de Paris (14e arrondissement de Paris).
1931 – 1932 : Immeuble Clarté, Genève, Suisse[14]
1931 : immeuble d’habitation comprenant l’atelier du Corbusier, 24 rue Nungesser et Coli à la limite entre Boulogne-Billancourt et le 16e arrondissement de Paris
1934 : Armée du Salut, rue du Chevaleret, 13e arrondissement de Paris
1934 : Maison de weekend Henfel, 49 avenue du Chesnay à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines)
1935 : villa Le Sextant, 17, avenue de l’océan à La Palmyre dans la commune des Mathes (Charente-Maritime)
1946 – 1952 : Cité radieuse de Marseille (Unité d’habitation), Marseille
1948 – 1951 : Usine Claude et Duval à Saint-Dié (Vosges), sa seule création à vocation industrielle
1950 – 1955 : Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp (Haute-Saône)
1951 : Le Palais des Filateurs, Villa Sarabhai et Villa Shodan, Ahmedabad, Inde
1953 – 1955 : Cité Radieuse de Rezé (non identique mais sur le modèle et le même principe de celle de Marseille), appelée aussi Maison radieuse, Rezé, près de Nantes (Loire-Atlantique)
1952 Les maisons Jaoul (A et B), Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
1952-1959 : Bâtiments à Chandigarh, Inde
1952 : Haute Cour de Chandigarh
1952 : Musée et Galerie d’Art de Chandigarh
1953 : Secrétariat de Chandigarh
1953 : Club Nautique de Chandigarh
1955 : Assemblée de Chandigarh
1959 : École d’Art de Chandigarh
1954 : Pavillon du Brésil à la Cité internationale universitaire de Paris (14e arrondissement de Paris).
1956: Sanskar Kendra, musée municipal d’Ahmedabad
1957 : Unité d’habitation de Berlin, Berlin, Charlottenburg
1959 : Couvent de La Tourette, Éveux (Rhône)[15]
1959 : Musée national d’art occidental de Tokyo, Tôkyô [16]
1960 : Cité radieuse de Briey (non identique mais sur le modèle et le même principe de celle de Marseille), Briey (Meurthe-et-Moselle)
1961 : Écluse de Kembs-Niffer (Haut-Rhin)
1961-1963 : Carpenter Center for the Visual Arts, Harvard, Cambridge
1964 -1969 Firminy-Vert (Loire)
1965 : Maison de la culture de Firminy-Vert (nom actuel de l’édifice : Espace Le Corbusier)
1967 : Unité d’habitation de Firminy-Vert (réalisé sur le modèle mais un autre principe architectural de celle de Marseille)
1968 : Stade de Firminy-Vert
1970-2006: Église Saint-Pierre de Firminy (ultime œuvre de l’architecte)

Typologie de ses réalisations [modifier]
L’habitat collectif

Pavillon Suisse de la Cité universitaire de Paris (1930)
Immeuble d’habitation, 24 rue Nungesser et Coli à la limite entre Boulogne-Billancourt et le 16e arrondissement de Paris
Immeuble Clarté à Genève (Suisse, 1932)
Cité-refuge de l’Armée du Salut à Paris (1934)
Cité radieuse à Marseille (1946)
Pavillon du Brésil de la Cité universitaire de Paris (1954)
Unité d’habitation de Briey (1960)
Immeuble Molitor (appartement LC) à Paris
L’habitat standardisé

Cité Frugès à Pessac (1925)
Cité radieuse à Rezé-lès-Nantes (1953)
Unités d’habitation à Berlin-Westend (Allemagne, 1957)
Unité d’habitation de Firminy-Vert (1964)
Cabanon de Le Corbusier à Roquebrune-Cap-Martin
Maison du Weissenhof-Siedlung à Stuttgart (Allemagne)
La maison individuelle

Maison Jeanneret-Perret à La Chaux-de-Fonds (Suisse, 1912)
Maison Schwob à La Chaux-de-Fonds (Suisse, 1916)
Maison au bord du Lac Léman à Corseaux (Suisse, 1923)
Maison La Roche et Maison Jeanneret à Paris (1924)
Villa Stein appelée aussi « Les Terrasses » à Vaucresson (1926)
Maison Planeix à Paris (1927)
Villa Savoye à Poissy (1929)
Maison de weekend Henfel à La Celle-Saint-Cloud (1934)
Villa Le Sextant à La Palmyre dans la commune des Les Mathes (1935)
Maisons Jaoul à Neuilly-sur-Seine (1952)
Maison du Docteur Curutchet à La Plata (Argentine)
La résidence atelier

Maisons-ateliers Lipschitz et Miestchaninoff, respectivement 9 allée des Pins et 7 rue des arts à Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine
Maison Guiette à Anvers (Belgique)
Maison Cook à Boulogne-Billancourt
L’urbanisme

Bâtiments du Musée, de la Galerie d’Art et de la Haute-Cour à Chandigarh (Inde, 1952)
Bâtiments du Secrétariat et du Club nautique à Chandigarh (Inde, 1953)
Bâtiment de l’Assemblée à Chandigarh (Inde, 1955)
Musée Sanskar Kendra à Ahmedabad (Inde, 1956)
Musée national d’art occidental à Tôkyô (Japon, 1959)
Bâtiment de l’École d’Art à Chandigarh (Inde, 1959)
Carpenter Center for the Visual Arts à l’Université Harvard (1961)
Maison de la culture de Firminy-Vert (1965)
Stade de Firminy-Vert (1966)
Les programmes industriels

Usine Claude et Duval à Saint-Dié (1948)
Palais des Filateurs à Ahmedabad (Inde, 1954)
Écluse de Kembs-Niffer (1961)
L’architecture sacrée

Chapelle Notre-Dame-du-Haut à Ronchamp (1950)
Couvent de La Tourette à Éveux (1958)
Église Saint-Pierre de Firminy à Firminy (1969)

Projets non construits [modifier]
Même si ces projets n’ont jamais vu le jour, ils ont marqué la réflexion sur l’architecture moderne.

1925 : Plan Voisin : projet d’aménagement urbain pour Paris
1927 : Projet pour le concours du Palais de la Société des Nations à Genève
1930 : Projets d’urbanisme dit « Plan Obus » pour la ville d’Alger
1931 : Projets pour le concours du Palais des Soviets
1934 : Le village coopératif. Piacé, Sarthe. (Projet sous l’impulsion de Norbert Bezard)
1945 : Projet de Plan de reconstruction et d’aménagement pour la ville de Saint-Gaudens en collaboration avec Marcel Lods
1945 : Projet de Plan de reconstruction et d’aménagement pour la ville de Saint-Dié
1945 : Projet de Plan de reconstruction et d’aménagement pour la ville de La Rochelle-La Pallice
1947 : Palais des Nations Unies à New York
1948 : Projet d’urbanisme pour la ville d’Izmir, Turquie.
1949 : Projet d’urbanisme pour la ville de Bogota
1950 : Basilique Universelle de la Paix par le Pardon à Plan-d’Aups-Sainte-Baume (travaux et études commencées avec Edouard Trouin, dès le 12 août 1945).
1951 : Projet pour le concours pour le grand ensemble du quartier Rotterdam à Strasbourg
1955 : Ville radieuse à Meaux
1961 : Projet pour le concours du Palais des congrès et hôtel en lieu et place de la Gare d’Orsay à Paris
1962 : Projet de 3500 logements repartie dans 3 unités d’habitation mais seul 1 unité vue le jour sur les hauteurs de la ville Firminy-Vert
1965 : Projet d’une piscine dans le centre civique de Firminy Vert, finalement réalisé par son disciple André Wogenscky